Composition des crèmes solaires

Sommaire

Le meilleur moyen de bronzer durablement sans prendre trop de risque est de protéger sa peau. Les crèmes solaires sont un bon moyen d’y parvenir.

La première crème solaire a été mise au point en 1935. Depuis, sa composition a bien changé et on compte aujourd’hui dans certaines crèmes des substances qui ne sont pas sans danger ni pour l’homme ni pour l’environnement.

On vous en dit plus.

Soleil et rayons solaires

Rayonnement UV et bronzage

En réaction à un afflux de rayonnement ultraviolet (UV), l’organisme augmente sa production de mélanine, par les mélanocytes. Ce pigment, qui donne sa couleur à la peau, est ensuite transféré aux cellules environnantes qui recouvrent la peau : les kératinocytes. Résultat : la peau bronze.

Pour profiter au mieux des bienfaits du soleil (production de vitamine D, amélioration du moral), il faut savoir l’apprivoiser : commencer par s’exposer peu de temps et, bien sûr, protéger sa peau.

Si le soleil est trop fort, si la peau n’y est pas préparée ou si l’exposition est récurrente, cela peut être un véritable danger et provoquer :

  • un vieillissement prématuré de la peau ;
  • un cancer de la peau.

Cancer et rayons ultraviolets (UV)

Les UV-A, UV-B et UV-C composent le rayons lumineux, mais les UV-C sont complètement filtrés par la couche d’ozone. Restent les UV-A et les UV-B :

  • Les UV-A représentent près de 95% du rayonnement UV atteignant la surface de la Terre. Ils pénètrent dans les couches profondes de la peau et sont responsables de son vieillissement prématuré.
  • Les UV-B ne pénètrent pas au-delà des couches superficielles de la peau. Ils sont responsables à court terme des coups de soleil.

Ces deux types d’UV sont des cancérigènes.

Filtres présents dans les crèmes solaires

Les crèmes solaires sont une émulsion d’huile et d’eau. On y trouve aussi des filtres ultraviolets (anti UV-A et UV-B), qui peuvent être de deux types :

  • Les filtres chimiques (dits aussi organiques), qui absorbent les rayons UV.
  • Les filtres minéraux, qui reflètent la lumière. Ils sont constitués de micro-pigments, comme le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc.

Entrent également dans la composition des crèmes solaires :

  • des conservateurs et des agents stabilisateurs ;
  • des agents hydratants et des épaississants.

Substances toxiques présentes dans les crèmes solaires

La plupart des crèmes solaires contiennent donc des produits chimiques, qui peuvent avoir un effet toxique. La peau n’étant pas une barrière infranchissable, les composés contenus dans les crèmes solaires peuvent se retrouver dans la circulation sanguine.

Voici une liste non exhaustives des substances potentiellement toxiques :

  • Du buthylhydroxyanisol (cancérigène).
  • Des éthers de glycol.
  • Des parabènes.
  • Des filtres UV jouant le rôle de perturbateurs endocriniens. Citons l'octyl méthoxycinnamate (OMC), le 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC), l'oxybenzone, le 3-benzylidène camphre (3-BC), l'octocrylène (OC).

Certains de ces filtres peuvent aussi être œstrogéniques, c’est-à-dire capables de mimer les hormones féminines (comme le 4-MBC) ou être allergènes (comme l’oxybenzone).

Composition de sa crème solaire : faire le bon choix

Étant donné les effets potentiellement néfastes des filtres chimiques, il est recommandé de privilégier les filtres minéraux, le plus souvent constitués de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc.

Mais les crèmes solaires composées de ce type de filtres ont des inconvénients :

  • elles sont difficiles à étaler ;
  • elles blanchissent la peau.

Voilà pourquoi les fabricants ont parfois recours à du dioxyde de titane (TiO2) ou à de l’oxyde de zinc sous forme de nanoparticules.

Or, celles-ci peuvent présenter des risques pour la santé, en cours d'être avérés. En effet, les nanoparticules de TiO2, via le colorant E171, peuvent passer dans le cerveau et dans différents organes (foie, cœur, poumons). Or, le dioxyde de titane (TiO2) est classé par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérogène possible et l'ANSES, dans un rapport datant d'avril 2017, confirme qu'il existe un « effet promoteur potentiel de la cancérogenèse de E171 observé au niveau du côlon ».

De plus, tout comme les filtres chimiques, elles ont un impact négatif sur l’environnement : elles se retrouvent évacuées par les usines de traitements des eaux usées et polluent les écosystèmes aquatiques.

Pour en savoir plus :